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L'association INECOBA sera présente au parc urbain de Tremblay-en-France pour une nouvelle édition du « Bois est à nous » le 19 mars 2017 de 13h à 18h00 : l'occasion de faire découvrir les jus et confitures à base de pulpe de baobab et de présenter le projet mené avec la ville en 2017.

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À Madagascar, on l’appelle « Renala », la mère de forêt. C’est la seule île du continent africain à voir croître 6 espèces endémiques d’Adansonia.
©valerie barry
Partout ailleurs, en Afrique, seule pousse l’Adansonia digitata. C’est cette espèce de baobab que l’on trouve au Jardin de Pamplemousses à l’île Maurice. L’un d’eux a un peu plus de 200 ans ; c’est encore un gamin puisque la longévité d’un baobab est estimée à environ 800 ans !
Attention ! Petite inexactitude dans cette interview, le baobab d'afrique, Adansonia digitata fait bien des feuilles mais seulement à la saison des pluies, soit du juillet et septembre/octobre au Sénégal par exemple.
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Les baobabs citernes de Madagascar peuvent stocker jusqu’à 9 m3 d’eau. / Cirad |
Pour survivre à l’extrême sécheresse qui sévit dans le sud-ouest de Madagascar, les habitants évident les plus beaux baobabs pour les transformer en citernes. Lesquels ne meurent pas.
L’invention du baobab citerne à Madagascar remonterait aux années 1920-1930, lorsque sécheresse et famine exceptionnelles s’étaient abattues sur le pays mahafaly dans le sud-ouest de l’île. D’après l’anthropologue Minah Rafalimaro qui rédige une thèse sur cette pratique unique au monde, les habitants se sont inspirés de la nature : lorsqu’un baobab est frappé par la foudre, il ne meurt pas et conserve précieusement l’eau qui s’est engouffrée dans la cavité créée.
Une région sans eau d’avril à novembre
Les Mahafalys, pauvres parmi les plus pauvres, ont depuis lors pris l’habitude d’évider les troncs des plus beaux baobabs pour y stocker l’eau si rare de la saison des pluies. Dans cette région aride sans lac ni rivière, il ne tombe pas une goutte d’eau d’avril à novembre.
Un millier de baobabs citernes ont été recensés sur le plateau mahafaly. Dans leur majestueux tronc qui peut atteindre plusieurs mètres de diamètre, ils peuvent stocker jusqu’à 9 m3 d’eau. Mais comment ces arbres ne meurent-ils pas alors que leur bois de piètre qualité, mou et spongieux, pourrit rapidement dès qu’il est coupé ?
Une croissance interne et externe du tronc de baobab
« C’est le seul arbre connu au monde qui pousse à la fois de manière centrifuge et centripète », s’étonne Pascal Danthu, spécialiste de biodiversité forestière au Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad) à Madagascar. « Les arbres grandissent d’ordinaire par cernes successifs, seule la partie externe, dite cambium, est vivante, explique-t-il. Le baobab a lui des cellules de cambia disséminées dans le bois qui se remobilisent pour former une écorce à l’intérieur du tronc dès lors que celui-ci est évidé. »
Les habitants ont bien compris empiriquement ce phénomène : ils attendent au moins six mois avant de remplir leur citerne naturelle, le temps que l’arbre cicatrise, que l’écorce interne se reforme pour garantir l’étanchéité de la cavité. L’arbre poursuit alors sa croissance interne au point que les habitants sont obligés tous les cinq ans de recreuser cette écorce au risque sinon que la cavité ne se referme.
Marie Verdier - Lire l'article original
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